« Nous n’avons pas hérité de la Terre de nos ancêtres, mais l’empruntons à nos enfants ».

Antoine Saint Exupéry

Avec trois éditions réussies, le Salon Halieutis fait partie désormais du paysage halieutique mondial. Il s’est imposé comme un carrefour incontournable pour des professionnels issus d’une quarantaine de pays.

Mais cette édition a une particularité : elle est organisée dans le prolongement de la COP 22, un évènement majeur pour notre pays. Un évènement qui a mis en évidence, dans le contexte du changement climatique, les réalisations majeures du Maroc ainsi que son ferme engagement dans la voie du développement durable.

Plus de 70 % de la surface de la Terre est recouverte par les océans qui produisent, plus que 50% de l’oxygène que nous respirons. De ce fait, dans un contexte de changement climatique, il devient impératif de prendre soin de notre fournisseur d’oxygène et d’être acteur du développement de l’économie des océans.

Dans ce cadre, le concept de « ceinture bleue » initié par le Maroc à l’occasion de la COP 22 vise à favoriser l’ancrage du secteur halieutique en tant que secteur prioritaire de l’économie des océans.

Il est donc naturel que la pêche et l’aquaculture fassent partie intégrante de cette réflexion globale sur le développement durable.

La maîtrise du développement de la filière pêche, dans son acception la plus large, devra bien entendu tenir compte des diverses contraintes, mais aussi des différentes opportunités qu’offre cette voie.

Des avancées considérables ont été réalisées dans ce sens au Maroc, tels que l’abandon des filets maillants dérivants ou la mise en place de plans de traçabilité pour mieux lutter contre la pêche illicite non réglementée, notamment pour mieux préserver la ressource.

Le potentiel halieutique de notre pays est certes important, mais il implique une valorisation à la fois optimale et durable de la ressource. Ce n’est plus un souhait, mais une ambition désormais partagée par l’ensemble des responsables et opérateurs du secteur.

Tous ensemble, œuvrerons pour le succès de ce challenge pour léguer à notre tour aux générations futures, le patrimoine halieutique dont nous avons hérité. 

Je ne laisserai pas passer cette occasion sans rappeler que la France, deuxième puissance maritime mondiale est un acteur majeur qui encourage fortement toutes les actions en faveur du développement durable. Il est donc naturel qu’elle soit désignée « Pays à l’honneur » pour cette édition.

Je renouvelle mes remerciements à l’ensemble des forces vives du secteur ainsi qu’aux sponsors, aux exposants et partenaires sans qui cette aventure ne pouvait connaître le succès qui est le sien depuis huit ans.

Enfin, je ne saurais conclure sans rendre un hommage vibrant à Monsieur Abdelfattah ZINE Commissaire du Salon Halieutis depuis sa création et qui nous a quitté en décembre dernier. Sa tenacité, sa volonté, sa mobilisation et son sens du détail ont beaucoup contribué aux succés des éditions précédentes. Il a également initié cette édition 2017, il nous manquera beaucoup.

Paix à Son Âme.

Bon Salon à tous.